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Voiliers

Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 17:31

Bonjour,

voici la première étape de la réalisation de la coque. Elle sera réalisée en deux couches, sauf pour la

dernière section du bordé 1 qui pour des raisons de contrainte sera réalisée en deux fois deux épaisseurs de 5

millimètres. Ce qui nous donne, deux fois 12 millimètres pour le bordé de fond,

deux fois 10 millimètres pour le bordé 1, sauf pour la dernière section et deux fois 8 millimètres pour le bordé 2.

 

 

Bon c'est parti! Pose pour traçage de la première plaque du bordé de fond.

 

1-Coque-01

 

Traçage du scarf, hé oui, c'est en scarfant que l'on devient scarfeur ou quelque chose comme ça!

 

1-Coque-02

 

Collage du bordé de fond, deux pointes guide ont été posées avant, lors de la mise en place du panneau.

Cela permet de re-positionner les panneaux avec précision leur du collage.

 

1-Coque-03

 

Pose du second panneau du bordé de fond.

 

1-Coque-04

 

Pose des autres panneaux du bordé de fond.

 

1-Coque-05

 

Chevillage en cinq points de la jonction étrave/serres-bauquière avec des chevilles en Padouk faite maison. 

 

1-Coque-06

 

Après équerrage du bordé de fond, présentation du premier panneau du bordé suivant pour traçage et découpe. 

 

1-Coque-07

 

Pose de l'ensemble des panneaux. Pour des raisons de contrainte, les deux dernières sections sont

réalisées en deux fois par la pose de panneaux de 5 millimètres, ce qui demande une matrice importante.

La première tentative à échoué, car je n'avais pas utilisé des vis avec un fut suffisant, ce qui a conduit à un

défaut de collage entre les plaques. donc j'ai du les retirer et les refaire.

 

1-Coque-08

 

Les lames souples sont là pour garder la courbure durant la prise de la résine.

 

1-Coque-09

 

Vue de l'étrave après découpe et équerrage.

 

1-Coque-10

 

Détail de la jonction des deux lames de 5 millimètres.

 

1-Coque-11

 

Pose d'une lame souple pour conserver la courbure lors de la pose du

bouchain 2. Le contre-plaqué du bouchain 1 a tendance à ce déformer

entre les cloisons.

 

1-Coque-12

 

Moi, dans l'action.

 

1-Coque-13

 

La coque avance.

 

1-Coque-15

 

Voila, c'est terminé, il faut maintenant attendre que la résine prenne (2 jours).

 

1-Coque-16

 

Vue de l'avant.

 

1-Coque-17

 

Vue de l'arrière.

 

1-Coque-18

 

Après deux jours, je retire toutes les vis et j'arase tous les débords et je passe au ponçage de l'ensemble.

 

1-Coque-19

 

Et voila le résultat.

 

1-Coque-21.0

 

Détail de la jonction du bordé 1 et du bordé 2, c'est un scarf opposé. cela permet de conserver les épaisseurs sur

des grandes surfaces de jonction.

 

1-Coque-21.2

 

Vue d'ensemble.

 

1-Coque-22

 

Une autre.

 

1-Coque-23

 

Vue de l'arrière, les panneaux seront arasés après la pose de la dernière couche.

 

1-Coque-24

 

Une autre.

 

1-Coque-25

 

Détail de la jonction du bordé de fond et du premier bordé.

 

1-Coque-26

 

Vue haute du bordé de fond.

 

1-Coque-27

 

Donc voila, je n'ai pas encore un bateau mais je commence à avoir une grande barque!

 

Prochaine étape, la pose de la deuxième couche de la coque puis la stratification.

 

A+

Patrice

Par Patrice RUFIN - Publié dans : Voiliers - Communauté : voiliers
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Mardi 26 juillet 2011 2 26 /07 /Juil /2011 19:33

Bonjour à tous,

Malheureusement, je ne pourais pas vous montrer les étapes de la réalisation des varangues.

J'ai perdu les photos à cause d'une mauvaise carte sim.

Mais pour résumer, j'ai réalisé les varangues dans du lamelé de Padouk pour obtenir 12 centimètres d'épaisseur.

Bon, parlons des contre-varangues, toujours en Padouk, un lamelé de quatre lames de 23

avec une découpe en biais.

La photo montre les cinq contre-varangues à l'état brut, il y en a dix au total.

 

Varangue-01

 

Mise à la longueur et pré-découpe de l'encoche de reprise sur les varangues.

 

Varangue-02

 

Détail de l'encoche.

 

Varangue-03

 

Mise en place à blanc pour les ajustements à l'aide de deux lames qui restituent la courbure de la coque.

 

Varangue-04

 

Les voici après collage.

 

Varangue-05

 

On peut distinger les massifs qui composent les varangues et qui reprennent les poutres de quilles.

 

Varangue-06

 

Vue sur les cinq contre-varangues.

 

Varangue-08

 

Une inspectrice vérifie le résultat vu de l'arrière.

 

Varangue-09

 

Elle inspecte aussi le centre.

 

Varangue-10

 

Après avoir inspecté l'avant, elle me donne son feux vert. C'est bon, je pourrai enfin m'attaquer à la coque.

 

Varangue-11

 

Maintenant que l'ossature est terminée, je vais préparer les mesures et les découpes des panneaux de CP

pour poser la premières couches de la coque. La coque se réalise par deux plis collés de CP

et d'une stratification.

 

Ps : je négosie avec l'inspectrice pour qu'elle apprenne à nager, je n'ai toujours pas eu de réponse. mais bon!

 

A plus, Patrice

 

Par Patrice RUFIN - Publié dans : Voiliers - Communauté : voiliers
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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 14:59

 

Au début de cet hiver, j'ai eu la désagréable surprise de voir des remontées d'humidité au travers des

pavés auto-bloquants? La face d'une planche posée au sol s'est retrouvée  trempée durant la nuit?

J'ai alors retiré quelques pavés et là, surprise!

 

taupe

 

Des trous de taupes partout. Ces petites bêtes sont passées sous l'abri puis cherchant à refaire surface,

elles ont déchiré le Polyane sur de nombreux endroits, d'où mes remontées d'humidité capillaires.

 

humide-1

 

J'ai donc racheté un Polyane de six mètres de large sur treize mètres de long et avec l'aide de plusieurs vérins

hydrauliques, j'ai soulevé le marbre pour le dérouler d'abord sur toute la largeur de l'abri, puis tout du long.

 

 

humide-2

 

J'ai déroulé en même temps, par dessus sur la zone de passage,

un  revêtement de sol souple en  vinyle pour protéger le Polyane.

 

humide-3

 

Voilà le résultat une fois terminé.

Puis deux jours, pour refaire le calage et l'alignement de l'ensemble du bâti. 

Maintenant, je ne pense pas que les taupes vont me le percer, à moins de

passer à travers les pavés. Et là! A part Super Taupe!

 

humide-4

 

Maintenant que les conditions sont favorables, le travail peut reprendre.

Rabotage et bouvetage quatre vingt dix lames de Padouk.

Ces lames vont servir à la réalisations des poutres de quille.

Vue sur un petit tas de lames de trois mètres.

 

poutre-01

 

Après un scarfage décalée des lames pour atteindre les six mètres nécessaires.

Elle sont montées à blanc pour vérifier leurs emboîtements.

Chaque poutre sera réalisée par la juxtaposition de trois épaisseurs de lames,

pour former à la fin une poutre de vingt trois centimètres de large sur six d'épaisseur

et de six mètres de long.

 

 

poutre-02

 

Après la découpe du passage des poutres dans les cloisons. je pose des tasseaux de renfort

et des taquets de positionnement.

 

poutre-03

 

Vérification et ajustement final de l'ensemble à l'aide de lames témoins.

C'est le batis lui même qui sert de référent à la réalisation des poutres.

 

poutre-04

 

Après avoir remplis de résine chaque bouvetage, les lames sont ensuite posées et contraintes pour venir

épouser la forme définie par le bâti. Je répète l'opération de l'autre côté.

Des gueuses de plomb sont posées à chaque extrémité pour forcer la courbure.

 

 poutre-05

 

Après trois jours de prise, la première épaisseur est démoulée.

On peut voir la courbure de la future poutre. L'opération sera répétée

trois fois.

 

 poutre-06

 

Une fois les six lames obtenues et poncées, chaque face du sandwiche est encollé à la résine chargée,

puis monté, une par une sur le bâti, à l'aide de mon fils et de ma femme. Il faut trois personnes, une

à chaque extrémité et une autre au milieu pour soulager chaque plaque qui ploie énormément.

Il faut ensuite aligner rapidement et mettre sous presse.

poutre-07

 

Les gueuses de plomb permettent de forcer la courbure des lames, 

sinon elles repartiraient droite à chaque extrémité. 

La règle montre l'alignement de la courbure de la poutre vis à vis d'une lame de référence. 

 

poutre-08

 

Lors de la mise sous presse des trois épaisseurs, la résine suinte, c'est bon signe.

 

poutre-09

 

Après sept jours de prise, les poutres sont démontées du bâti, poncées pour retirer les coulures de résine. 

C'est une belle pièce de bois que l'on voit à l'envers de sa pose définitive. 

 

poutre-10

 

On peut voir les trois épaisseurs qui composent la poutre et le décallage des lames entre elles.

Chaque extrémité doit être terminée par un biseaux sur dix sept centimètres jusqu'au trait de crayon.

 

poutre-151 

 

Ensuite, je replace les poutres à l'aide de ma femme et d'un système de poulies.

Je les colle à la resine chargée et uniquement sur les trois cloisons.

 

poutre-11

 

Vue de l'avant des poutres, on peut voir les biseaux.

 

 poutre-12

 

Vue de l'arrière. 

 

poutre-13

 

Vue de côté. 

 

poutre-14

 

La réalisation des deux poutres à été assez dure : dans l'ensemble, la longeur et le poids des éléments

rendent l'opération relativement difficile. 

Bon, il me reste la réalisation des cinq varangues à faire, suivie d'un bon travail d'équerrage des cloisons

et des flancs de poutre. Ensuite j'attaquerai la pose de la coque!

 

A+ patrice

 

 

Par Patrice RUFIN - Publié dans : Voiliers - Communauté : voiliers
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Samedi 27 novembre 2010 6 27 /11 /Nov /2010 17:43

Bonjour à tous.

Ma commande pour le contre-plaqué de la coque est prête chez le fabriquant et comme je dois prendre le bois

pour la fabrication des serres bauquières et des poutres de quilles et que tous cela est sur le même chemin,

alors, hop je loue un utilitaire.

 

serre-01

 

 

serre-02

 

Et 740 kilomètres plus loin, me voila de retour avec ma cargaison. 65 lames de 3 mètres de Padouk

et 50 panneaux de contre-plaqués. J'ai profité de ce déplacement pour visiter l'usine de production

du contre-plaqué. Les établissements Burguet m'ont délégué un membre de leur personnel pour me

présenter l'ensemble de l'entreprise. Je comprends mieux maintenant le prix du CP. Il faut des machines

énormes et en nombre pour dérouler les billes de bois, les passer à l'étuvage, puis la découpe, l'encollage,

la mise sous presse chauffante et pour finir, la mise à la dimension finale du panneau.

Vraiment, j'ai regretté de ne pas avoir mon appareil photo.

 

serre-03

 

Après rabotage des lames pour leurs mises à dimension,

je dois les scarfer pour atteindre les 11 mètres requis.

Donc, j'ai installé une petite station de scarfage composée

d'une petite dégauchisseuse  et d'une ponceuse à bande

fixée à l'envers sur la table, des guides à rouleaux réglables

pour fournir la pente.

 

serre-04

 

La dégau est réglée à zéro mm de découpe, après plusieurs tâtonnements,

pour obtenir la bonne pente, je me lance : le passage est souple sur l'avance, mais tape très fort

au retour, je décide de soulever la lame lors du mouvement de retour et là, tout va bien.

 

serre-05

 

Le résultat est bon, je m'arrête avant le trait de repérage.

Ma méthode est empirique mais marche bien.

 

serre-06

 

La finition est réalisée avec la ponceuse à bande.

Les 24 lames sont scarfées rapidement avec cette méthode.

 

serre-07

 

J'ai réalisé par collage deux lames de 11 mètres, une pour chaque côté,

positionnées et collées dans les encoches réalisées sur les gabarits et cloisons.

(Les deux lames de 11 mètres ont été fabriquées à plats sur des tréteaux,

l'ensemble  a ocupé la maison, de la salle à manger et tout le couloir, s'arrêtant à 10 cm

de la porte des toilettes, pendant 2 jours. Ma femme est vraiment patiente.

J'ai pu à cette occasion apprécier sa souplesse pour passer jambes par dessus

d'une pièce à l'autre).

 

serre-08

 

Des serre-joints puissants sont nécessaires pour ployer la lame contre l'étrave.

Le collage reste le même que pour les scarfs des cloisons.

Après le temps de prise de la colle (36 heures) ; découpe de l'excédant

et pose de la seconde lame à l'opposé.

Maintenant le premier plis de la serre bauquière est posé.

Les autres lames seront collées sur cette référence pour obtenir trois plis par serre.

Tous les scarfs chaque plis seront décalés d'un tier de lame pour ne pas

les avoir au même endroit et ainsi fagiliser la structure.

 

serre-10

 

Pose du troisième plis bâbord.

 

serre-11

 

Pose du troisième plis tribord.

Ça en fait des serres joints !

 

serre-12

 

Bon, deux jours plus tard, je retire tous les serres joints et après un bon ponçage, les serres bauquières apparaissent

dans leur ensemble.

 

serre-14 

 

Détail des trois plis d'une serre, on peut apercevoir le scarf d'une lame sur le troisième plis.

Tous les scarfs sont en décalage d'un plis sur l'autre.

 

serre-13

 

Jonction des serres bauquières dans l'étrave après ponçage.

 

Maintenant que les serres sont terminées, je vais me lancer dans

un nouvel épisode "La réalisation des deux poutres de quille".

 

A+

Patrice

 

Par PATRICE RUFIN - Publié dans : Voiliers - Communauté : voiliers
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /Sep /2010 18:30

Coucou, me revoilou.

 

Après un petit moment d'absence, voici "la belle histoire de l'étrave", enfin je devrais dire des deux étraves.

(Bizarre, je fabrique un cata maintenant...). Non, en fait, voici la première étrave  en Iroko.

Celle-ci s'est fendu en plusieurs endroits, la fragilisant fortement, voir les deux photos suivantes.

La photos du bloc fendu montre la résistance du bois avec un simple coup de marteau d'un kilo et

le résultat parle de lui même. Voila ce que donne du bois séché, vitesse grand V en étuve.

Et pour moi, deux mois et demi de perdu sans compter le bois et la résine, alors on arrête de

pleurer et on recommence !

Qui a dit "construire son bateau, c'est avant tout résoudre des milliers de problèmes ?"

 

etrave-01

 

etrave-02

 

etrave-03

 

Pour moi c'est mort !

 

etrave-04

 

Voici l'ébauche de la nouvelle étrave en lamellé-collé de Padouk, bois de classe 4, vendu par la

sérieuse société Bois Du Monde près de Bordeaux.

 

etrave-05

 

Pré-découpe en v et traçage sur les deux faces des contours.

Réalisation d'une légère empreinte de découpe au ciseau à bois, sur la face arrière, pour éviter que

le bois ne se cisaille n'importe où, lors des étapes suivantes.

 

etrave-06

 

Découpe à la scie d'une encoche.

 

etrave-07

 

Puis, je la fais sauter au ciseau à bois. On répète l'opération plusieurs fois.

La coupe basse est nette, grâce à l'empreinte faite au ciseau sur le tracé en face arrière.

 

etrave-08

 

Voila un coté fait et poncé, j'attaque l'autre coté.

 

etrave-09

 

Maintenant, à la  pointe de subir le même sort.

 

etrave-10

 

Voila ce que çà donne une fois fini et poncé.

 

etrave-11

 

Sympa non ?

Le petit trou que l'on peut apercevoir, c'est le passage de la référence de la ligne de flottaison.

 

etrave-12

 

Une vue générale de la bestiole.

 

etrave-13

 

Et voila un homme heureux.

Par-contre un brin de ménage s'impose,

j'ai de la poussière et des copeaux de bois partout.

 

etrave-14

 

L'étrave posé et réglé avec une pige souple pour simuler la serre-bauquière.

 

etrave-15

 

Vue de coté. 

 

etrave-16

 

Bon, maintenant, il ne me reste plus que la découpe des encoches de la  serre-bauquière, puis sa pose

définitive.

Mais ça, ce sera pour le prochain épisode, car maintenant, je pars avec ma femme en vacances

(à la mer bien-sûr...).

A+

Patrice

Par PATRICE RUFIN - Publié dans : Voiliers - Communauté : voiliers
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